L’Alliance Sécurité Suisse soutient l’évaluation de la situation en matière de politique de sécurité effectuée par le Conseil fédéral. La menace s’est aggravée, l’Europe est devenue moins sûre et la Suisse a trop attendu. Les besoins financiers supplémentaires de plus de 31 milliards de francs indiqués par le Conseil fédéral sont réalistes et nécessaires pour combler les lacunes les plus graves de l’armée suisse.
Le montant communiqué fixe un objectif important. L’Alliance Sécurité Suisse salue le fait que le Conseil fédéral identifie ouvertement la nécessité d’agir et considère le renforcement de l’armée et du réseau de sécurité suisse comme une tâche globale.
L’urgence exige des solutions immédiates
Le 24 février 2022, la Russie a attaqué l’Ukraine. La politique et l’administration ont réagi lentement. Le 2 février 2024, l’Alliance Sécurité Suisse a demandé la tenue d’une table ronde afin de garantir enfin le financement de la capacité de défense. Rien n’a été fait. Deux années précieuses se sont écoulées depuis.
Pendant ce temps, le risque de guerre en Europe augmente, les attaques hybrides sont déjà une réalité. La Suisse ne peut se permettre d’autres retards. L’Alliance Sécurité Suisse appelle donc le Parlement, en particulier les partis bourgeois, à faire preuve d’unité et à trouver rapidement une solution de financement susceptible de rallier une majorité.
Le frein à l’endettement n’est pas négociable
L’Alliance reconnaît que le financement est un défi. Les préférences politiques divergent. Pour l’Alliance Sécurité Suisse, une chose est claire : il faut à la fois des économies et des recettes supplémentaires pour financer le projet. Le président Reto Nause déclare : « Premièrement, nous saluons en soi la solution du fonds. Le frein à l’endettement n’est toutefois pas négociable. Deuxièmement, nous sommes convaincus que le Parlement est en mesure de réaliser des économies substantielles, de sorte que l’augmentation annoncée de la taxe sur la valeur ajoutée sera moins importante. »
Dans le même temps, l’Alliance Sécurité Suisse met en garde contre le fait de privilégier d’autres besoins de financement au détriment de la sécurité. Reto Nause : « Nous devons veiller à ne pas faire passer à tout prix le développement de l’État social et des services publics ou l’assainissement des institutions sociales en faillite avant la sécurité de notre pays. Il faut faire des sacrifices ; la sécurité est désormais une priorité. »
L’urgence et la responsabilité sont plus importantes que jamais
Pour l’Alliance Sécurité Suisse, une chose est claire : le renforcement de la sécurité est une tâche politique fondamentale. Elle nécessite des moyens financiers, mais aussi une volonté politique et la définition de priorités. Reto Nause souligne : « L’Alliance appelle le Parlement à négocier et à mettre en œuvre le financement de l’armée avec urgence et diligence. »

